Diagonale Brest Perpignan en trio

 

Carte diagosCarte diagosCarte diagosDe la pointe de la Péninsule Armoricaine à la grande Bleue.

Voyage caniculaire ou comment repousser ses limites
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JuilletUne diagonale ça se prépare ! longtemps à l’avance ; il faut faire l’étude du parcours sur plus de 1000 km, essayer de prévoir les arrêts pour dormir, en sachant que tout n’est qu’aléatoire et qu’à chaque instant tout peut changer, analyser les reliefs, eux ne changent pas, éviter de préférence les grands axes de circulation : surtout en début de vacances scolaires….tout ceci se pense – se discute lors des longues soirées hivernales. Un cyclotouriste, même sans être sur son vélo n’est jamais vraiment sur terre. Le cœur et l’esprit toujours à la recherche de nouvelles sensations, la joie de rouler est plus forte que tout, c’est comme un rendez vous chaque fois renouvelé, et qui apporte son lot de bonheurs, de petits tracas vite oubliés, et qui laisse ensuite le corps à nouveau opérationnel, une seule envie : recommencer !!!!!

On parle beaucoup d’addiction actuellement, addiction aux sports, c’est nouveau ? Non ! Mais il y a de plus en plus d’adeptes, de plus en plus de retours dans les journaux, alors évidement le phénomène passionne. Tous les sports sont mis à l’honneur, le running, le cyclisme, le cyclotourisme, la marche –randonnée- le but c’est toujours d’aller plus loin dans la recherche de l’endorphine, cet hormone du plaisir pur ! Et c’est cette endorphine que nous allions chercher mes amis de route et moi-même.

01 r p c 2015 0005Jean Jacques, est parti en solo rejoindre Brest, il va repérer le parcours, et nous allons le rejoindre Bruno et moi. Nous devons prendre le départ en garde de Pavilly. Tout à mes pensées j’oublis que les minutes ne s’arrêtent pas, et que chronos ne me fera pas l’honneur de m’attendre pas plus que le train qui semble déjà par son bruit me notifier que j’ai trop rêvassé – je monte avec Bruno à la dernière minute à son bord  ! 

Tête de linotte, ça démarre bien !!!!!! !!!!!! Et le comble c’est que j’en ai perdu un gant ! Pour le fait je me dis que franchement, il ne faut pas toujours porter son costume de cyclo rêveur. Je marmonne «  fichu  gant «  mais je pense pour une fois «  qu’il est à l’heure le train » - je ne parle pas de celui de Pavilly, seulement, je parle de tous les trains qui affichent en cette période de canicule des retards plus ou moins importants, les rails souffrent, se plient, les transports sont bondés, pas forcément climatisés…… mais bon j’y suis et nous sommes en partance pour Paris à l’heure !!!!! Tout va bien donc, et apaisé je remercie la SNCF de ne pas nous obliger à changer tous nos horaires de route. Dans le compartiment du wagon, nous faisons la connaissance d’une serveuse qui officie sur Londres, elle a une vie des plus agréables nous explique t-elle avec le plus grand plaisir, et c’est vrai que de nous voir ainsi partir vers de nouvelles aventures, cela l’intéresse aussi – échanges de dialogues- c’est important de pouvoir s’exprimer quand on passe une bonne partie de l’année sur son vélo- lors des randonnées ou des sorties plus complexes on a parfois à peine le temps de s’apercevoir, alors ce petit moment là c’est un petit moment bien précieux, même s’il parait banal, la gentillesse sans aucune arrière pensée c’est quand même bien rafraichissant. Lorsque l’on voyage tout semble différent. La routine, j’en suis sur à présent, ça tue l’enchantement ……..

Inutile quand on possède son propre moyen de transport d’en emprunter un autre, si c’est possible, nous rallions donc la gare Montparnasse en quittant notre charmante « amie » à la gare St Lazare. L’après midi est caniculaire, les parisiens semblent tous ne pas s’en soucier, mais l’air – à nous – nous semble vicier par les pots d’échappement- et c’est peu de le dire que les particules de pollution rentre intensément dans les poumons. Je pense à mon jardin, il y faisait si bon ce matin, les rosiers sont en fleurs, l’odeur du café bien chaud, la terrasse ombragée et toutes les odeurs des bouquets de fleurs que la rosée à baignée généreusement, viennent à me manquer……un instant seulement, car l’appel des longues distances qui nous attendent est le plus fort !

Le TGV est à l’heure ! Mais pas de personnel présent pour nous informer, il va falloir utiliser l’article 22 du «  débrouille toi comme tu peux «  - apparemment, la chaleur a eu raison du personnel sensé nous aider à trouver le bon train, et à faire bonne route…..ça peut se comprendre, quand on est dans la situation de celui qui bosse, c’est plus enquiquinant quand c’est nous qui sommes de l’autre coté ….. Il y a deux rames de TGV, on peut se la jouer à plouf plouf mais tout de même le hasard ne faisant pas forcément bien les choses, il vaut mieux par tous les moyens tenter d’arriver à nos fins.

Vous pouvez nous imaginer nous faufilant entre les passagers avec nos gros sacs et nos vélos, faisant en plus le spectacle des badots curieux de penser un instant que le tour de France va peut être commencer, et que les sportifs ont bien changés, un peu plus vieux non ? Un peu moins frais non ? Et c’est qui ceux là dans le peloton ? Bon on n’en est pas arrivés à signer des autographes, mais c’était pas loin quand même !!!!!! . A cœur vaillant, rien d’impossible. Nous prenons place dans le «  bon TGV », c’était une chance sur deux, car les deux TGV n’avaient pas la même destination finale !!!!!

C’est parti !!!! Décidemment les rencontres se succèdent, dans les trains ! Cette fois ce sont deux et non plus une charmante demoiselle qui feront le trajet avec nous, toutes souriantes, et l’air complices, se délectant de notre petit coté timide, et n’hésitant pas à nous poser une multitude de question sur nos objectifs. Je bombe le torse, un petit coq ( bien français cocorico ) c’est que nous nous entrainons pour le PARIS BREST PARIS !!!!! Et une multitude de renseignements leur ait donné, je me demande à présent s’il ne s’agissait pas d’un prétexte pour converser, autrement, tout à ma passion je n’ais même pas pensé que le but était peut être aussi un autre jour de se retrouver…….le Cyclo rêveur ne voit pas plus loin que le bout de son guidon et quand il n’est pas sur son vélo il ne voit pas grand-chose non plus !!!! Pourtant j’ai bien changé mes lunettes, et normalement ça change tout !!!!!!!!!!!! Ah la pub !!!!!!!!!!!!!!

Nous avions réservé nos places et elles étaient numérotées, je n’ais pas pensé à regarder s’il s’agissait de mon chiffre porte bonheur, mais la journée s’annonçait sous de joyeux hospices …..

6 heures pour faire connaissance durant ce trajet, et c’est seulement à un moment clef que je me suis aperçu que les échanges de regards si complices s’expliquaient très bien- !!! Elles étaient libres dans leurs têtes, libres dans la vie, libres de s’aimer, sans aucune gène, tout naturellement, et elles étaient en couple, l’une étudiante et l’autre gendarmette basée à l’Arsenal de Brest ! Un joli petit couple.

22 ° et l’on peut dire que la température nous cueille sur le quai de Brest, c’est qu’il fait encore  chaud à 22 h, et que rien n’est venu nous apporter une once de vent. Un dernier au revoir à notre couple si sympathique, l’amour ça ne se commande pas sur un coup de tête, ça se crée en un regard de trente secondes dit on- trente premiers mots échangés- …..Bref….passons…..chacun le conçoit après tout comme il le veut- nous sommes un peu déroutés, et ce n’est pas le moment de rêvasser, il faut s’en fier aux instructions du GPS pour trouver notre Hôtel, qui doit se situer au Nord de Brest où notre ami Jean-Jacques nous attend posément.

Sommeil bref. Réveil programmé à 3 heures du matin, on pourrait même entendre le clairon pour le lever des corps !!!!!!!!!!!! Le trio enfin réuni se présente comme un seul homme de bon matin à 4h30 précises au commissariat de police : tampon mon capitaine !!!!!!!!! il s’agit de valider notre étape !!!!!!!!!!!!

00 r p c 2015 0011Le commissaire, nous accueille avec un grand sourire, il n’a pas l’intention de nous verbaliser, mais bien de nous octroyer notre sésame, une coutume des cyclotouristes qu’on retrouve dans tous les récits, mais pour les novices qui se feraient un plaisir de lire ces derniers sur le sable en été, c’est un petit rappel à ne pas oublier pour comprendre notre démarche. Nous ne sommes pas aller nous livrer pour trouver une petite planque au frais dans le commissariat, mais nous devons faire valoir notre passage dans la ville afin que nos kilomètres soient ensuite validés.

02 r p c 2015 0012Top départ !!!!!!!!!!!!!!!! Liberté de rouler tant attendue !!!!!!!!!! Après des heures passées à travailler dans les bureaux – sur les chantiers, dans les commerces, qu’importe  le lieu où l’on travaille, se retrouver libres comme l’air c’est tellement enivrant que ça vaut bien une bonne bouteille de champagne servie en bonne compagnie. Oh là je vous arrête ! J’aime beaucoup la compagnie des dames que je trouve toujours joyeuses et bien disposées, mais j’aime également être entouré de mes amis masculins qui savent me conter également leurs exploits et de cela je ne me lasse pas. On apprend toujours des autres !!!!!!!!!!

Longue aventure palpitante, une grande émotion m’envahit : le plaisir extrême de se donner un nouveau chalenge. Ce challenge je sais – que sans Jean-Jacques et sans Bruno je ne l’aurais peut être pas tenté- c’est même certain- je suis heureux tout simplement ! Et être heureux c’est tellement bon !!!!! Je me souviens de ma joie lorsque nous traversions l’estuaire de l’Elorn par le pont Albert- Louppe, franchissement que j’ai pu effectuer il y a 4 ans déjà ( mais depuis quand est ce que je suis perché sur mon vélo ) – lors du Paris Brest Paris – souvenirs souvenirs ………

03 r p c 2015 0025Le Massif Armoricain est loin d’être un plat pays, ou il ferait bon rouler à l’infini, mais le franchissement des vallons donne toute sa splendeur à ce périple, nous les traversons avec sérénité, pas de temps imposé, pas de compétition, pas d’esprit mal à propos du genre c’est moi le plus beau et le plus fort : ici c’est la solidarité qui fait la force de notre trio. Bruno et Jean-Jacques ne m’ont jamais abandonné, déçus ou jugés, et je me garderais bien d’avoir un jour une mauvaise pensée pour eux, qui ont su lors de moments difficiles m’apporter le réconfort nécessaire pour que le cyclo rêveur ne devienne pas le cyclo solitaire…..quand on souffre parfois la seule idée qui nous vient, c’est de se cacher sous une couette et d’attendre «  on ne sait quoi- on ne sait plus combien de temps «  il faut aller de l’avant- j’ai une pensée pour un compagnon de route qui se reconnaitra et qui sait mettre la détresse qui peut être sienne de coté pour donner toute son envolée à son groupe de féminine. Une vraie leçon de vie. Un beau coup de chapeau en passant- sans le nommer, par pudeur, il se reconnaitra en me lisant. ( je l’espère )

J’ai rencontré beaucoup de gens formidables lors de mes randonnées, de mes périples partagés, la liste est longue, mais je me souviens de chaque sourire, de chaque visage, de chaque instant, et c’est cela aussi qui me fais tenir sur de longues distances : un moment ou l’on est avec soit même et ses pensées sans aucun autre motif de tracasserie. C’est excellent de pouvoir se rappeler….d’évacuer…..de s’en délecter encore et encore …………..

Nous partons ensembles et nous arrivons ensembles : c’est notre devise et nous la respectons. L’idée même de laisser l’un de nous dans la panade ne nous viendrait même pas. Il faut être égocentriste pour ne penser qu’à soit et dans ce monde ou tout devient tellement individualisme par esprit de survie dans un moment ou la crise économique nous oblige à agir différemment parfois, ça fait un bien fou de se sentir aussi unis…. Heureusement que ces moments existent, sinon le ciel de nos vies serait bien triste !!!!!!!!!!! Teinté de gris !!!!!!!!!!

Quelques averses nous rafraichissent, l’eau qui coule sur nos visages est la bienvenue, surtout lorsque la chaleur se fait moite, je crains un peu une nuée de moustiques qui voudrait se repaitre de mes bras, de mes jambes, la tenue idéale pour leur offrir un festin de roi, il parait que c’est l’odeur de la peau qui peut leur plaire et non le sucre contenu dans le sang, il faut croire que mon parfum naturel les attirent comme une myriade de petites bestioles autour d’un feu de bois.

Une pensée pour tous les autres clubs qui se préparent à faire le Paris Fécamp, j’en connais plusieurs, et j’ai toujours à cœur d’être un peu avec eux par l’esprit, mais j’avoue que pour le coup, c’est assez fugace, c’est que nous sommes en pleine diagonale !!!!!!

Les averses s’estompent, je ne suis pas vampirisé complètement, finalement, les moustiques ont peu être aussi d’autres endroits plus sympathiques, à découvrir, monde microscopique quasiment, la vie est ainsi faite de l’infiniment petit à l’infiniment grand. On peut se sentir parfois appartenir à l’un ou à l’autre, l’état d’esprit c’est la clef de toute une vie.

05 r p c 2015 0032A Sainte Anne d’Auray, nous profitons d’une pause pour que je puisse contacter mon ami Daniel Jacob qui m’a fait l’immense honneur de participer – je dirais même de mener à bien la conférence sur le Sport- la sécurité- au sein de l’Hôtel du Département de la Haute Normandie …il était là – et sa présence à transcendée les relations que nous pouvions avoir avec notre passion. Il n’était pas seul, mais comme ce n’est pas le moment ici de citer à nouveau tous les participants, je vous enjoins de me demander si le cœur vous en dit toutes les plaquettes de ce fameux jours d’avril ou tout à changer pour beaucoup d’entre nous- ça se vit- quelques lignes ne suffiront pas à rendre la totalité de ce qui peut se transmettre de génération en génération pour ne pas commettre trop d’erreur, et pour être le plus serein possible.

06 r p c 2015 004607 r p c 2015 0051Jean-Jacques contacte l’un de ses amis d’Yvetot qui est venu migrer chez les Bretons. Daniel nous rejoindra aux abords de Vannes. Je ne cache pas ma joie, et j’ai hâte de le revoir. Il nous guidera à travers la ville de Vannes et nous retrouverons Alain un autre cyclotouriste en sortie de ville. Quel plaisir de retrouver des amis !!!!!!

La fin de l’étape de 270 km est moins bosselée et nous pouvons rouler tranquillement vers Saint Nazaire ou nous arriverons sur le coup des 19h30, sans trop avoir puisé dans nos réserves énergétiques physiques, tout en nous délectant mentalement, de ce sentiment de liberté qui ne nous a pas quitté depuis notre départ. Un vent léger nous caresse doucement, il est très agréable, et nous savons pertinemment qu’un petit restaurant chinois avec une belle formule «  buffet «  nous attend «  «  buffet à volonté «  houlà il ne faut pas m’en promettre, mon coup de fourchette devient légendaire, et je n’ais pas l’intention de nuire à ma réputation de grand gourmand, mais aussi de grand gourmet, d’un coté comme d’un autre Gargantua tient toi près à relever le défi !!!!!!!!!!!! Patrick cylco engloutisseur est de retour !!!!!!!!!!!!!!!

Nous sommes repus. Ressourcés. En pleine zénitude, les ventres bien pleins, mais suffisamment lestes néanmoins pour ne pas souffrir de maux de ventres, il faut aussi savoir se faire plaisir sans déplaisir !!!!!!!!!!!! Nous devons nous lever à 2h30 !!!!!

Et c’est ce que nous faisons sans aucune sensation de «  je veux rester dans mon lit » c’est marrant pour partir au boulot c’est pas du tout la même sensation (petite note à mon patron- je viens bosser avec plaisir J !!!!!) – ménageons nous quand même- du vélo à notre niveau on n’en vit pas !!!!!!!!!!!!! Douche et petit déjeuner «  improvisé » dans le hall de l’hôtel- le cyclotouriste est un débrouillard qui sait se trouver un endroit pour se ravitailler- point de chochotterie, tout endroit propre, correct, sec, fait l’affaire, alors vous pensez un hall d’hôtel c’est quand même mieux que certains endroits que nous appellerons les commodités et qui parfois rien qu’au nombre de mouches indique l’endroit qu’il faut éviter pour manger, dormir, et se sentir «  bien frais « !!!! Beurk !!!  Heureusement la nature est clémente et il vaut mieux je vous l’assure aimer dormir à la belle étoile, avec un peu de chance on en voit passer des filantes, un vœux vite fait, et déjeuner dans l’herbe humide mais qui fleure bon !!!!

Bref je m’égare, je me demande ou étaient mes pensées….je ne fréquente pas ce genre d’endroits, les petits besoins se font dans la nature, c’est tout naturel, je ne vois rien de choquant à cet instant. Le veilleur de nuit nous offre même quelques douceurs, c’est super sympa, et ça accompagne bien notre café matinal sorti tout droit du distributeur- un gout que je reconnais – c’est le même que celui que l’on retrouve partout –on est quand même bien heureux de le trouver là - - décidément encore une fois, je trouve cette diagonale vraiment à mon gout. Mes amis de route aussi.

Il fait 22° la tenue estivale est bien portée en pleine nuit. Saint Nazaire est endormie, et nous galérons pour trouver la «  seule porte de sortie «  pour sortir de la ville. Un jeu improvisé tel qu’un labyrinthe le serait- il, faut trouver la sortie, sinon nous allons pouvoir tourner et tourner, avant de nous « envoler » vers le Sud, en passant par l’estuaire de la Loire.

Pnt de st nazaireOn est à la recherche du petit pont (de bois – enfin pas tout à fait ) qui enjambe la Loire. Ou est –il donc ? Nous commençons une sorte de danse, qui ne consiste pas à faire venir la pluie mais bel et bien à le trouver, et nous y mettons vingt bonnes minutes !!! C’est un ouvrage métallique, pour le coté naturel «  en bois ancien » on repassera, mais la structure doit faire son œuvre au fur et à mesure du temps……. il est magnifique – illuminé et nous fait comme une haie d’honneur, nous roulons avec plaisir sur ce pont que je ne regrette absolument pas de pouvoir emprunter, mes amis Jean Jacques et Bruno en sont heureux également. C’est ce que l’on appelle le Pont à Hauban de Saint Nazaire et plutôt que de vous en donner la description rébarbative, mon petit récit s’accompagne d’une petite photo. Sympa non ? Pas de circulation routière pour notre passage. Un privilège que l’on ne boude pas !!!!

Peu à peu la pluie fait son apparition, et elle s’intensifie. Des éclairs déchirent le ciel- j’adore les regarder derrière les carreaux de mon pavillon, mais là j’avoue que je n’aimerais pas finir en hot dog bien grillé avant mon arrivée et je n’en souhaite pas moins pour mes amis de route- c’est que les éclairs ça vous foudroient un homme sur place ! Le tonnerre gronde. Dame Nature, montre sa désapprobation par rapport au soleil impertinent  qui n’a eu de cesse de se montrer sous ses plus atours durant des jours entiers, la canicule c’est un peu une bravade pour l’orage. L’orage qui d’ailleurs se rapproche de nous. Suspens………

Il est 7 heures du matin, point de grillades de cyclistes durant la nuit, le jour devrait déjà être levé depuis une bonne heure, il a du raté le réveil matin, pour une fois que ce n’est pas moi……enfin nous apercevons un café ouvert !!!! Voilà qui nous donne de la force dans les jambes, au revoir fatigue, bonjour eau à la bouche, estomac réclamant le réconfort !!!! Droit devant !!!! Les éléments se déchainent dès notre entrée dans le café : Dame Nature a été bienveillante avec nous ! Nous sommes à l’abri, aucun souci, l’eau peut faire son œuvre sur la végétation alentour, tout peut renaitre après le temps sec de ses derniers jours, nous allons nous délecter de notre café bien chaud, et nous assistons à ce spectacle bien aises d’avoir un toit sur la tête. Ce que je déteste être dans des vêtements trempés par la pluie qui sèchent ensuite sur notre corps et nous collent à la peau !!!!!! Là point de tout cela…….

La chance ça a du bon !!!!! Soit les éléments sont avec nous, soit franchement nous sommes en ce moment dans une phase chanceuse- à quelques minutes près nous étions rincés par la pluie et trempés jusqu’aux os, mentalement nous apprécions vraiment ce coup «  de bol « - Merci Dame Providence !

10 r p c 2015 0073L’orage passé, nous poursuivons notre aventure, le cœur léger, on sait apprécier les bons moments, et là on ne peut pas dire, qu’on en a raté un. La plaine vendéenne sous un ciel de plus en plus lumineux nous fait du charme, le soleil encore tout meurtri de la colère de  la pluie, se montre un peu timide et n’apparait vraiment qu’en début d’après midi.

11 r p c 2015 0080En Charente – terrain accidenté- coteaux viticoles à pentes accentués. il faut jouer du dérailleur en permanence pour gravir et dévaler jusqu’à Barbezieux St Hilaire ou nous passerons la nuit de sommeil qui pourrait s’avérer être le joker pour une bonne récupération après les 295 km de cette étape, un repos bien mérité, une fatigue bien saine en vérité.

Repas du soir : buffet de crudités à volonté, plat de pates copieux, s’il en est, délicieux assurément, fromage et dessert à volonté, ne lésinons pas sur la quantité, nos ventres sont affamés et désireux de nous mettre en bonne disposition. Un repas pris dans la bonne humeur cela va s’en dire, tout d’abord dans un léger silence, on ne parle pas en mangeant puis les langues se délient, avec ravissement, c’est ça aussi le plaisir des diagonales, c’est ce lâcher prise sur plusieurs jours, qui scellent à jamais des liens tissés solides. Morphée nous attend, et c’est avec le plus grand plaisir que nous succombons à l’appel de nos lits, nos yeux se ferment peu à peu, nous nous endormons comme des bienheureux, la route défilent encore dans nos rêves, mais les rêves sont faits aussi pour nous permettre de revoir les merveilles découvertes, le pont illuminé revient dans mes pensées, l’air frais du soir, j’ai un sentiment de plénitude que je n’atteins vraiment que lorsque nous avons roulé autant et avec tout le plaisir du monde.

3 heures du matin, ça change des récits ou je vous annonçais que le lever se faisait comme à Paris à 5 heures – Paris qui nous attendra bientôt pour le Paris – Brest – Paris- sachant que nous sommes partis de Brest il est évident que nous ne sommes pas ici pour faire une diagonale en touristes mais bel et bien notre échauffement pour aller à l’assaut de ce célèbre Paris Brest Paris, une pensée pour Monique ( Loride ) spécialiste féminine et pour qui j’ai le plus profond respect et la plus grande admiration. Le tandem de la vie, le tandem de l’amour, c’est un titre qui pourrait peut être lui convenir pour un livre qu’elle aurait à cœur d’écrire pour partager son histoire, et celle qui inspire déjà tant de jeunes et moins jeunes personnes. Monique aussi est venue à la conférence et je serais heureux de vous transmettre ses supports apportant tous les conseils et le partage de son expérience. – petit aparté que je ne peux pas éviter- une devise dit que celui qui détient le savoir détient le pouvoir mais qui sait le partager est un sage, et tout ce qui a été dit et apporté lors de la conférence santé – sécurité- dans le monde du cyclo peut être transmis à l’infini pour le bien de toutes et tous.

3 heures du matin, disais-je et il fait déjà chaud. Les premiers coups de pédales sont douloureux. la lune est magnifique, les étoiles subliment, ça aide à tenir, et à avancer. L’orage qui avait décidé de se tenir à l’écart, décide de faire route avec nous- on s’en serait bien passé !!!! La chance nous sourie à nouveau : nous sommes dans le village de Saint Aulaye ou nous trouvons un abri de fortune, mais abris quand même- il faut savoir  se contenter de peu, et le gout du peu est parfois le plus merveilleux.

Nous quittons les vallons charentais pour ceux du Périgord, j’ai l’impression de vous décrire le menu des plats locaux – rien que l’appellation, charentais, Périgord, ça donne le ton. On est pourtant en pleine diagonale, mais rien y fait si le plaisir de la chair n’y est pas présent. A Bergerac nous faisons donc une pause : en terrasse. On aime vraiment l’air pur, il faut en profiter à chaque instant !! il fait déjà chaud à 10 heures du matin, la journée s’annonce caniculaire et le titre du récit s’en trouve bien aise «  Voyage caniculaire «  - en cette année 2015- il faut marquer le coup – on s’en souviendra de cette diagonale faite pour nous prouver qu’on peut repousser nos limites. Mais attention au retour de bâtons, à l’arrivée et sans tout vous dévoiler, la fatigue accumulée aura bien du mal à s’estomper. !!!

Nous sommes en retard sur notre horaire, voilà qui me donne raison, je vous l’avais noté en début de récit , on prépare toujours nos parcours, nos temps et lieu de pauses, nos centres possibles de ravitaillement, mais les bosses sur la route, la fatigue sont autant de facteurs qui font que tout reste aléatoire, comme la vie l’est elle-même- rien n’est jamais figé dans l’espace et dans le temps, ce qui était vrai hier, ne l’est peut être plus et le futur n’est qu’hypothétique. Voilà que le cyclo rêveur se prend pour le cyclo philosophe…….

Nous quittons donc le Périgord pour le Lot-et-Garonne tout aussi vallonné, puis le Lot qui ne nous épargne pas coté jambes, ça secoue, il faut maintenir le vélo, ça sollicite tous les muscles du corps. Mesdames, vous pouvez compter dessus, le cycliste comme les dames du cyclotouriste sont bien galbés, c’est grâce en grande partie à l’état des routes et aux paysages divers que nous traversons sur nos engins métalliques.

Tournons-d’Agenais : c’est le moment de faire un point route. Sans bison futé nous le faisons entre nous sous les parasols d’un café –il fait 40° à l’ombre. C’est peu dire qu’on a le rouge aux joues !! 2 heures de retard !! Et nous sommes attendus par nos amis Monique et Charles qui vont nous héberger avec la plus grande gentillesse que l’on peut concevoir. Nous n’aimons pas être en retard, ça ne se fait pas ! Un horaire c’est un horaire ! Surtout lorsqu’on se sait attendu. Ça m’irrite un peu – mais je sais que nos amis ne nous en tiendront pas rigueur, inutile de dire que je ne m’arrêterais pas pour ne pas amplifier le retard dans un champ pour y cueillir le plus gros bouquet que j’aurais voulu offrir à Monique, avec une multitude de couleurs, ça aurait été sympath. Le cyclo rêveur, se fait un brin bougonneur.

Je n’arrive plus à avancer, j’enrage intérieurement, les cotes sont trop difficiles à vaincre et nous continuons d’accumuler du retard, je m’en veux aussi de ralentir mes copains de route, Jean Jacques et Bruno. Je sais qu’ils ne me laisseront pas mais comme  dans un vieux western je leur dirais bien sur le coup «  laissez moi, les gars, je vais finir la !!!!!!!!!!!!!!!!!!!ahhhhhhhhhhhhhhh »

Mes amis de route l’ont compris, je suis un boulet mais ils ne veulent absolument pas me voir comme tel et refusent tout net de me laisser là – en plan- ils veulent me remonter le moral, et c’est le cas !!!! Que ferais-je sans eux ? Je m’étalerais dans l’herbe sèche, je me laisserais sombrer dans le sommeil, mes muscles meurtris n’en pouvant plus – et la culpabilité qui me tenaille de ne pas arriver avant minuit si tout va bien chez Monique et Charles…..nous restons solidaires. Ce sont vraiment des mecs chouettes, des copains de route comme on devrait toutes et tous en avoir. De grands cœurs, et de l’amitié pudique mais sincères, des cyclos qui ont en eux la bienveillance qui sied si bien à ce sport- j’en aurais les larmes aux yeux, si tout mon corps n’était pas complètement en signal «  douleur «  ……..Merci les gars !!!!!!!!!!! Vraiment !!!

Je fanfaronne un peu, mais sérieusement les 46 km qui nous séparent du village Lafrançaise s’avèrent terribles pour moi et je décide devant les yeux ébahis de mes deux amis de changer de sport : la marche à pied, voilà ce qui va beaucoup mieux me convenir, je vais pousser le vélo, marcher, et je vais m’y essayer à deux reprises dans les passages à plus de 10%. Un homme à terre. Enfin un homme les pieds au sol !!!! Cyclo routard, poussant sa bécane, échange de bons procédés, tout à l’heure c’est elle qui me portera. Gentleman non ?

Crevé oui ! Ne nous leurrons pas quand même ! Enfin ! Je la vois Lafrançaise haut perchée sur le Tarn. Ce n’est pas une femme, mais je peux vous assurer que sa vue me ravie tout autant, pour le fait oserais je dire même bien plus !!!!! J’ai bien dit à ce moment précis, rompu de partout, la seule vue du village me redonne de l’énergie, en plus des attentions de Jean-Jacques et de Bruno qui ne me quittent pas des yeux, soucieux de mon état de santé qui les laissent perplexes. Le cyclo rêveur, serait il en difficulté. Oui.  Mais comme dans un oasis la fontaine à eau du village nous rafraichis le visage, et nous désaltère. Pour peu j’y plongerais bien, mais je doute que ce soit au gout des villageois, qui se demanderaient ce que fait «  cet hurluberlu tout mouillé en train de se doucher dans la fontaine « !!!!!!! Un peu de décence, même si je suis un adepte du naturel et du retour à la nature, il y a des choses qui ne s’envisagent pas, la bienséance prône !!!!

Une route plate, celle qui longe le Tarn, Jean-Jacques donne le rythme, il sait parfaitement le cadencé, il est expérimenté, il tient compte des différents paramètres qui nous permettront d’arriver à bon port : vitesse adaptée selon la fatigue de chacun, et de nos capacités. Il a cette faculté de bien nous cerner qui lui confère sans conteste ses galons de capitaine de route. Un capitaine de route, qui ferait le bonheur de toute personne roulant à ses cotés.

Montauban puis Corbarieu : arrivée 20 heures. Nous profitons que la boulangerie soit encore ouverte pour acheter, deux baguettes. Bruno s’y colle, pendant que Jean-Jacques et moi partons d’un pas décidé vers la charcuterie, mais elle est en train de fermer. Jean-Jacques n’est pas décidé à se voir fermer la porte devant le nez et frappe avec une belle assurance. C’est gagné ! Les propriétaires ouvrent à nouveau ! Avec un grand sourire, ce qui ne serait pas le cas dans certaines régions de France, mais ici, c’est avec bonne humeur que l’on accueille des cyclos pas au mieux de leur forme, et qui veulent en découdre avec le pâté de campagne maison, et une belle tranche une !!!!!!

La Boulangère de son coté n’est pas en reste ! Joviale, elle discute avec Bruno de notre périple et elle semble non seulement admirative mais réellement très intéressée. Lorsque nous traversons des villages, rares sont ceux qui n’ont pas l’envie de «  s’y remettre au vélo » et chacun selon sa condition physique et selon ses envies. Petits tours en famille, vélo pour décompresser en fin de journée, ça donne envie aussi de voyager tout comme nous. La boulangère est déjà au fait de ce qu’est une diagonale, elle a un ami sariste (Membre du Service d’Accompagnement Routier) , qui lui a demandé de veiller sur les cyclo qu’elle pourrait apercevoir de sa boutique et de vérifier les plaques de cadre pour nous identifier.

Elle nous offre spontanément des yaourts, du fromage et de l’eau bien fraiche et nous souhaite vivement une bonne route !!!! Quelle gentillesse ! Cela fait chaud au cœur des attentions comme celles là !!!

Encore 55 km à parcourir avant d’arriver à Lavaur ou Monique et Charles nous attendent.

Nous arrivons à minuit ! La propriété de nos amis nous apparait comme un havre de paix ou il fera bon vivre un instant hors du temps, ils nous accueillent avec la bienveillance qui les caractérisent. Tout est prêt, la boisson pour nos gosiers asséchés, la douche, puis ce repas où tout semble nous tendre les bras : melon, pastèque, c’est idéal pour nous rehydrater, c’est bien pensé, le veau avec sauce et pates complètes, pour nous requinquer, c’est encore une bonne pioche , c’est tellement délicieux que je me demande si je vais en laisser pour les autres comme on dit si bien chez moi «  le cyclo au bon coup de fourchette est de retour «  -fromage de brebis, une splendeur de fraicheur, et au choix ou les deux, mon capitaine, glaces ou fruits de saisons. Est-ce que le paradis ça ressemble à ça ?

La nuit fut courte. C’est bien dommage parce qu’on y resterait bien chez Monique et chez Charles.

Tout est conçu pour que l’on s’y sente bien, et le matin, la surprise douceur est présente. Nos amis levés tôt non pas ménagé leurs efforts : confitures – pain bio croustillant-boissons chaudes, que du bonheur !!!!Que n’ais je à la maison une petite cuisinière qui lors de mon retour me ferais le plaisir de me préparer pareil banquet !!!!!??? Il faudrait pour cela que je me pose ….

Nous reprenons le départ à 4h30, nous remercions nos hôtes, sans trop savoir comment leur dire combien nous avons apprécié tout ce qu’ils ont fait pour nous. Et c’est avec beaucoup de regrets que nous allons repartir vers d’autres horizons. C’était bel et bien un avant gout de Paradis avec deux anges gardiens qui nous ont tellement apportés que vraiment quelques lignes ne suffiront pas à leur dire toute notre reconnaissance. Peut être un jour si je me décide à écrire un livre………..non sur un vélo c’est franchement très fort probable, on n’écrit pas quand on roule, pas plus qu’on ne pianote sur son téléphone portable….alors sans regret, je vous envois par le biais de ce récit, à vous toutes et tous qui avez croisé notre route, de bien belles pensées….c’est dit ….

Revel : 7 heures du matin, pause café sur la place du marché qui s’éveille, et dont le bruit de l’installation des étals me ravissent, j’aime entendre les bruits de la vie qui s’organise –et j’aime aussi à le faire sur ma terrasse lorsque je prends avec délice mon bol de céréales dans un lit de fromage blanc, nappé d’un peu de confiture, j’écoute les bruits des oiseaux qui s’éveillent, les voisins qui peuvent préparer leur table de jardin pour profiter comme moi des premières lueurs de l’aube, suit ensuite le café bien chaud, qui embaume la maison…….

Place du marché, je rêvasse encore, voyons cyclo rêveur, tu mérites bien ton surnom !!!! les fruits et légumes sont devant mes yeux ébahis ! Je rêvassais tellement que je n’ais pas noté de suite tout cet étalage prolifique ! Un petit producteur nous explique qu’il s’y vendra l’équivalent d’un semi remorque uniquement dans la matinée. C’est dit je sais ce que je voudrais faire à la retraite, maraicher, pêcheur, vivre de ce que la nature nous permet d’obtenir sans pesticide…y arriverais je à temps ? Le réchauffement de la planète en attendant, ce n’est pas une illusion, au vu de la canicule que nous avons traversé jusqu’à présent, je commence à me dire que ça se tient tout ça !!!!

Il ne fait pas encore trop chaud lorsque nous nous attaquons à la longue montée qui mène au contrefort de la montagne Noire, la pente est bien régulière, je suis à nouveau sur mon vélo, j’ai fais une cure de jouvence chez Monique et Charles, je vais bien , et mes deux compères même s’ils n’en disent rien, doivent être rassurés….il roule à nouveau le ptit rêveur…… !!!

12 r p c 2015 0090La zone boisée est des plus agréables, ça sent bon l’humus et la terre, il y a une petite fraicheur venu du sous bois qui nous apporte entière satisfaction, et c’est avec détente, plaisir, et joie profonde intérieure que nous arrivons aux abords de Carcassonne ou nous passerons par de petites routes bucoliques au nord de la ville fortifiée afin de l’éviter. Pas parce qu’elle ne nous plairait pas mais parce que nous sommes en période estivale, ce serait indécent de gêner les promeneurs en y passant à vélo.

Parking aménagé spécialement pour les producteurs locaux vendant directement leurs fruits, c’est pour nous l’occasion d’un arrêt. Nous achetons des pêches, et par une coïncidence dont on ne peut que se dire que le monde est bien petit, nous apprenons en discutant que la fille de la vendeuse de fruits fait ses études à Rouen. Fort sympathique et certainement parce que sa fille doit lui manquer elle nous offre  des pêches – un peu abimées certes mais offertes avec le cœur, donc rien à redire, elles sont gouteuses et même si elle ne peut les vendre parce qu’elles font partie des fruits que l’on nomme «  moches » et bien pour nous c’est un petit trésor qui ne se refuse pas. C’est délicieux. Elles sont mures à point !!!!

13 r p c 2015 010314 r p c 2015 0111Les corbières, voilà ou nous terminerons notre épopée : des paysages sauvages, merveilleux, magnifique spectacle pour les yeux, ça nous rempli de l’intérieur ; nous passerons par les crêtes et nous apercevrons la grande bleue. La grande bleue, sujet de l’un de mes récits «  du nord à la grande bleue «  - de bons souvenirs…..

Un dernier arrêt à Rivesaltes connu pour son muscat, dont nous n’abuserons pas mais d’où nous posterons la carte postale d’arrivée. Vous me direz : Patrick tu n’as pas parlé de tous tes tamponnages ? Eh bien, ma foi, vous rendre un récit qui ressemble au précédent moi je trouve cela lassant…..il nous reste 10 km à parcourir pour finir cette diagonale, et j’ai envie malgré ma grande fatigue de prolonger ce plaisir. Il fait chaud, mais nos corps comme nos mentales ont tenu bons. De nous trois je suis celui qui reviendra le plus fatigué, je le crois sincèrement, mais si bien entouré je ne peux que me réjouir d’avoir avec mes deux amis réussis cette magnifique diagonale « De la pointe de la Péninsule Armoricaine à la grande Bleue. »

Après avoir validé comme nous l’avions fait lors de notre départ notre carte dans un commissariat, nous nous dirigeons gaiement vers l’Hôtel de Barcelone pour y prendre une douche, retrouver visage humain, et retrouvé également une connaissance des périples précédents : l’hôtelier lui-même. Fidèle au poste. Pour 5euros sans avoir à y séjourner nous pouvons prendre une douche bienfaisante, apaisante.

 

Nous prendrons notre repas en centre ville de Perpignan avant de remonter dans le train, celui qui nous ramènera chez nous ! En Normandie !!!!!!!!

A très vite pour de nouvelles aventures. Et je l’espère pour le Paris – Brest- Paris. Entre autres.

Merci à toutes les personnes qui ont croisé nos routes

À celles qui nous ont accueillies – chouchoutés- offert sourire et convivialité.

Et merci à mes deux compères et amis Jean Jacques et Bruno.

Patrick  le cylo-rêveur

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Le Circuit en étapes sur Openrunner :

Etape 1     Etape 2     Etape3     Etape 4  

Aller sur le site des Diagonales de France

 

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